Alors on pense*

Tout va trop vite, la pensée notamment, même pas le temps d’écrire, de saisir la pensée qui vole pour la poser là, qu’une autre arrive, la pousse, la chasse. Pour le sens, les sens, le moment est assez exaltant. Avoir passé tant d’années à enrager de la disparition du peuple, des peuples, des écrans radars de nos quotidiens « cultivés », et assister à l’émergence désordonnée de paroles et d’arrêts sur images sur la diversité des colères, rancœurs, épuisements mais aussi des retrouvailles, liens nouveaux et révoltes renouvelées ne peut qu’inciter à mettre la pensée en mouvements. Comme je lis et j’écoute beaucoup, je ne me sens pas d’en rajouter ni de gloser. Alors, je mets des liens.

Ici, à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, on fait le boulot. On archive, on réfléchit, on met en commun. C’est leur boulot. Leur boulot n’est pas de soutenir de loin ou de haut, leur boulot c’est de réfléchir et de nous aider à le faire. Ils le font et c’est bien. Moi, j’ai un petit penchant pour ce qu’en dit Gérard Noiriel.

Comme on parle beaucoup de démocratie participative, et qu’il ne s’agit pas de réinventer la poudre à chaque fois que quelqu’un découvre un mot nouveau, c’est bien de se pencher sur des histoires qui ont fait la jeunesse de celles et ceux qui nous ont précédé.e.s. Et des leçons à en tirer. C’est à entendre ici, à Louviers, entre 65 et 83.

Et puisqu’avant de repousser encore une fois foireusement l’âge de départ à la retraite, on réitère en ce moment les sempiternelles négociations sur la réduction des droits au chômage, les intermittent.e.s de l’espectacle vivant et de l’audiovisuel pas mort se refont entendre. Où l’on retrouve Samuel Churin répondant à sa manière, plutôt belle, à des questions plutôt mal posées (c’est un euphémisme parce que j’ai été trop bien élevée).

Et, pour rajouter une petite touche toute personnelle, mon petit plaisir personnel du moment c’est qu’au mépris on sache toujours répondre collectivement.

Et puis une petite chorale nocturne pour finir, ici. A Commercy.

Ah, et enfin, aussi, comme on ne sait pas du tout ce qu’il en sera pour 2019, l’inconnu étant droit devant… Au bout… peut-être… y a la lumière… à moins qu’on ne sombre dans le crépusculaire. Alors je m’empresse de nous la souhaiter bonne, cette année ! E, sobretot, plan acompanhada. Bien accompagné.e.s.

*L’original, est là.

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