Admirable Jean-Paul Rey

Jean Paul Rey nous a quittés fin mars, à l’âge de 71 ans.
Le dernier col fut inhumain. Il en avait monté et descendu tant et tant.
JEAN PAUL
Toutes celles et ceux qui ont vu les films Les voix du stade ou Le rugby est un jeu d’enfants m’ont à chaque fois dit leur empathie pour cet homme qu’ils ou elles ne connaissaient pas.
« Admirable Jean-Paul Rey » m’avait écrit Yves Rouquette, qui ne savait pas à quel point.

Jean Paul Rey rayonnait, son humanisme débordait, emportait les digues et les larmes coulaient, souvent, les siennes, les nôtres, en cours d’entretiens. D’aucuns, imbéciles, auraient dit sensiblerie là où il n’y avait que sensibilité, à fleur, qui affleure à tout instant où l’on se remémore les moments vécus plus fort que d’autres, parce qu’on y aura mis plus de soi qu’aucun autre.

C’est lui qui m’a fait, non aimer, mais comprendre pourquoi j’aime tant le rugby.
Parce que les émotions y sont souvent plus vives qu’ailleurs. Il m’a fait comprendre que ce qui nous fait monter les larmes à leur évocation, c’est le fait de les avoir vécues à plusieurs, et de convoquer leur souvenir ensemble.

Prolonger le temps passé avec lui, je vous propose quelques images montées rapidement et tristement ici. On pourra aussi se replonger dans ses livres ici et .

Rester fidèle à son maillot, dit-il des joueurs. Rester fidèle à sa mémoire, à celle d’Yves Rouquette, de Pierre François, à la mémoire de celles et ceux qui ont éclairé ma route par les flambeaux fragiles de leur humanisme.

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