Dire la beauté

Cela pourra paraître naïf, mais je me suis souvenue l’autre jour qu’à mes débuts en radio je ne voulais parler que de ce que j’aimais. Quelques incartades quelquefois quand l’agacement est trop fort, mais garder l’essentiel du temps à découvrir, aimer et partager.

J’avais une vingtaine d’années alors.

Et je me rends compte que je me suis laissée emporter à une multitude d’agacements. Faut dire qu’on ne m’aide pas, les sujets sont légion. C’est l’esbroufe en premier lieu qui m’excède. L’art du faux pour dire le faux. Les faux semblants, les faux débats. Les faux amis.

De l’agacement à l’aigreur, la marge est infime. Et l’aigreur ça abîme l’estomac. Alors maintenant que j’ai à peine commencé à arrêter de fumer… Retour à mes jeunes années. Découvrir, aimer, partager… Avec juste un peu moins de naïveté, une plus grande conscience du temps qui passe, de ce qu’il resterait à faire, à dire. Dire la beauté. Dire ce que je trouve beau dans les actes de vivre, de lire, de voir. Ce que je trouve beau dans les gens.

J’ai trouvé beau Fellag ce samedi passé, toute une journée à Sète.

Comment des gens se tiennent en intelligence avec le monde, droits, attentifs aimables. Et drôles.

Fellag en est un, m’a-t-il semblé, de ces gens qui inspirent le respect et qui par là montrent la voie de ce qu’il reste à faire, à dire, et de ce qu’il faut être, envers soi-même et vers les autres.

Novembre 2015

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