Sur deux jambes, c’est mieux

Bon, on s’en fout un peu, c’est pas le lieu que je vous raconte que j’ai boitillé pendant deux mois avec un genou défaillant, une genouillère encombrante, un début d’arthrose et tutti quanti ! C’est juste pour dire que marcher sur ses deux jambes, c’est mieux. Franchement mieux ! Et mardi soir, mes deux jambes fonctionnaient parfaitement pour me rendre à la médiathèque Cabanis à Toulouse et assister à la présentation d’une fresque INA réalisée grâce aux bons soins de l’équipe formidable du Cirdoc-Mediateca occitana. « 50 ans de borbolh occitan », une navigation bouillonnante (borbolh, c’est bouillonnement en oc) qui peut vous prendre des heures, des jours, des mois… au creux de l’hiver, entre châtaignes et vin nouveau, et soupe de potimarron qui borbolhe sur le feu.

Comme je n’aime pas être en retard, il m’arrive souvent d’être en avance. C’était le cas mardi et j’ai donc eu le temps de visiter la magnifique exposition « O blédi O Toulouse » installée dans la médiathèque Cabanis. Plus de cinquante ans, cette fois, d’histoire d’immigration maghrébine à Toulouse, réalisée par le TactiKollectif, de 1945 à 2001, photos, textes, musiques et graphisme, le plein de souvenirs de ce qui a fait l’histoire de notre petit pays, Toulouse au cœur de l’Occitanie. C’est jusqu’au 12 janvier, allez-y.

Voilà, j’étais sur mes deux jambes. Et j’y étais bien. C’est si rare que l’évidence de ce lien entre les cultures soit palpable, et tranquille surtout, qu’il me fallait le souligner.

Et puis, et puis… C’était un peu comme la fameuse madeleine trempée dans le thé ou le tilleul, mais pour moi franchement meilleur, une cerise à l’eau de vie est venue conclure le petit miracle de cette soirée au chaud des médiathèques, Eric Fraj nous enlevait avec cette voix qui depuis mes 16 ans m’emporte, les yeux fermés, sur les rivages poétiques de notre vaste territoire qui fait de nous des semblables, occitans, catalans, castillans et arabes… et jusqu’au bord du fleuve Niger.

Et pour finir… C’est quoi la violence ? Cet entretien avec Marti, je crois que je vais beaucoup l’utiliser dans les temps à venir…

Novembre 2019

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