Ton cimetière, plus marin que le mien

Les cimetières ne sont pas qu’un décor de cinéma.
Même s’ils sont beaux.
Même s’ils sont marins.

Il y a, au pied des tombes, des pères et des mères,
Des enfants,
Des frères, des sœurs, des amis, des cousins
Dans un relatif silence.

Des cris de gabians qui planent au-dessus de leurs proies.
Une lumière qui caresse, au soir comme au matin,
Et cruelle au soleil de midi.

Et c’est dans cette lumière et silence recueilli,
Que l’on entend au loin,
Lancé très fort comme à l’étal du marché :
« Il est pas là Georges Brassens ?
Non. Ici c’est Vilar et c’est Paul Valéry.
Et c’est qui, Paul Valéry ? »

On les voit alors s’approcher,
Au détour d’une allée,
En grappes, en cris,
En débraillé.

Quelquefois, le tourisme est une plaie.

Mars 2016

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *